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Pourquoi l'exercice est-il bon pour la santé mentale?

Nous savons tous que l'exercice est bon pour la santé mentale, mais pourquoi? Quels facteurs impliqués dans l'activité physique, le sport et / ou l'exercice physique sont bénéfiques pour notre esprit? Des chercheurs de l'Institut Trimbos aux Pays-Bas estiment que certains facteurs psychologiques liés à l'exercice - principalement l'image corporelle et l'interaction sociale - jouent un rôle majeur dans la promotion de la santé mentale.
Les auteurs, qui ont rapporté leurs conclusions dans la revue Science psychologique clinique, avaient voulu déterminer si certains facteurs psychologiques associés à l'exercice physique jouaient un rôle dans le renforcement de la santé mentale des adolescents. Une étude récente a montré que l'exercice aide les gens à gérer l'anxiété et le stress.

Deux hypothèses liant l'exercice à une bonne santé mentale

Karin Monshouwer a voulu examiner deux explications pour l'association entre exercice et santé mentale:
  • L'hypothèse de l'image de soi - l'exercice améliore l'apparence en aidant la personne à atteindre un poids corporel idéal et une meilleure structure corporelle, ce qui améliore l'image de soi et suscite des commentaires positifs de la part de ses pairs

  • L'hypothèse d'interaction sociale - cet exercice implique des interactions sociales, un esprit d'équipe et un soutien mutuel entre les membres de l'équipe, etc.
On pense que ces deux hypothèses sont des contributeurs majeurs à la santé mentale.


Meilleure image de soi et interaction sociale - deux facteurs qui contribuent à protéger la santé mentale grâce au sport
Monshouwer et son équipe ont rassemblé et étudié des données sur plus de 7 000 étudiants âgés de 11 à 16 ans; ils étaient tous néerlandais. Les adolescents ont rempli un questionnaire qui évaluait leurs problèmes de santé mentale, leurs habitudes d'activité physique, leur perception de leur poids et leur implication dans des sports organisés. Ils ont également recueilli des informations sur le sexe des adolescents, leur statut socioéconomique, leur âge, s'ils vivaient chez eux avec leurs parents et où ils habitaient (zones urbaines, zones rurales, etc.).
Les auteurs ont constaté que les adolescents qui faisaient le moins d’exercice ou pas du tout et se percevaient trop mince ou trop gros étaient les plus susceptibles d'internaliser leurs problèmes (et de développer de l'anxiété ou de la dépression) et d'extérioriser leurs problèmes (et de devenir agressifs ou impliqués dans la toxicomanie).
Ils ont également constaté que les participants régulièrement impliqués dans des sports organisés étaient les moins susceptibles d'avoir des problèmes de santé mentale.

Hypothèses d'image de soi et d'interaction sociale confirmées

Les chercheurs ont confirmé les hypothèses relatives à l'image de soi et à l'interaction sociale. Ils ont expliqué que la perception du poids corporel d'un adolescent (trop lourd, bon, trop mince) et son appartenance à un club de sport expliquent en partie l'association entre l'exercice et la santé mentale. L'association était toujours présente après avoir pris en compte plusieurs facteurs, tels que le statut socio-économique.
Les chercheurs ont souligné que l’image corporelle et les facteurs d’interaction sociale, connus sous le nom de facteurs psychosociaux, ne sont que partiellement responsables de la protection de la santé mentale chez les adolescents sportifs. D'autres facteurs, tels que les bénéfices physiologiques de l'exercice, sont également importants. Une étude menée en mai 2012 par des scientifiques de l'université du Vermont a montré que l'exercice déclenche des changements neurobiologiques dans le cerveau même.
Monshouwer a déclaré:
"Nous pensons que ces résultats sont importants pour les décideurs politiques et toute personne travaillant dans le domaine de la santé ou de la prévention. Nos résultats indiquent que l'activité physique peut être un outil efficace pour la prévention des problèmes de santé mentale à l'adolescence."

Les auteurs disent que les futures études devraient suivre les participants sur des périodes plus longues pour déterminer si ces hypothèses, et peut-être d'autres facteurs, continuent d'expliquer pourquoi l'exercice est bon pour la santé mentale.
Ecrit par Christian Nordqvist


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